La REINE de La NUIT

Marionnette à fils, visage réversible, par Anne-Sophie CASAGRANDE (1998)

 

(Flûte enchantée de Mozart 1791)  

Dans cet opéra, oeuvre toute chargée d’allusions symboliques, la Reine ne représente pas seulement la Nuit, avec son mystère, ses cauchemars, ses sortilèges si puissants sur l’imagination romantique qu’elle effraie et attire à la fois.  

Elle est la puissance des profondeurs, la mère des forces instinctives, destructrives et cependant indispensable à la vie, qu’on voit s’exprimer, au comble de l’exaltation dans le grand air de la vengeance “der Hölle”.  

La Reine de la Nuit a cependant un lien avec l’ordre des sentiments universels, c’est sa maternité : Pamina sa fille, se trouve prisonnière de Sarastro, et il y a une réelle douleur dans son air du premier acte “O zittre nicht, mein lieber Sohn”.

Cet éclat de vrai passion suggère que la Reine incarne le mal seulement dans la mesure où elle veut dominer exclusivement.

Photos Omar GARRIDO